Horace

Une pièce en V Actes de Pierre Corneille

Mise en scène :
Thomas Visonneau

Assistant :
Erwann Mozet

Scénographie :
Thomas Visonneau

Lumière :
Jean-Christophe Goguet

Technicien machiniste :
Gaetan Dessmond

Chef de choeur :
Marion Delcourt

Maquillage :
Christine Ducouret

Construction des décors :
Théâtre de l’Union / CDN de Limoges

Distribution :
Horace : Azeddine Benamara
Camille : Laure Coignard
Curiace / Valère : Arnaud Agnel
Sabine : Nanyadji Ka-Gara
Le vieil Horace : Julie Lalande
Julie : Lorine Wolff
Tulle : Erwann Mozet

Durée :
2h15

À partir de 14 ans

La famille romaine des Horaces et la famille albaine des Curiaces sont unies, sont amies. Horace est marié à Sabine, soeur de Curiace qui est le fiancé de Camille, soeur de Horace. La guerre éclate entre les deux villes. L’union est rompue. Au lieu de régler leurs comptes sur un champ de batailles, les deux villes décident de désigner 3 champions qui se battront dans une arène. Le sort désigne les trois frères Horaces pour Rome contre les trois frères Curiaces pour Albe. Après un rude combat, Horace sort victorieux. Ses deux frères sont morts mais il réussit à tuer à lui seul les trois Curiaces. Alors qu’il revient victorieux chez lui, sa soeur pleure son amant mort de son bras. Horace décide de tuer Camille. Comment juger le héros qui vient de sauver Rome et de commettre le plus horrible des meurtres ?

Pièce sur les ravages et l’absurdité de la guerre sur les individus et les groupes sociaux. Comment la guerre brutalise les rapports humains, détruit les sentiments, perd l’individu au milieu de valeurs artificielles. Pièce sur la place de l’homme dans une société qui toujours le dépasse, qui sans cesse le manipule. Pièce qui questionne la notion de héros : Horace en est-il ? Et sinon, qu’est-il vraiment ?

Nous ne sommes qu'un sang et qu'un peuple en deux villes :
Pourquoi nous déchirer par des guerres civiles,
Où la mort des vaincus affaiblit les vainqueurs,
Et le plus beau triomphe est arrosé de pleurs?

Intention

"À l’heure du déclin de l’occident, à l’heure où les puissances constamment se placent, veulent continuer de se placer sur l’échiquier du monde, d’exister dans l’Histoire, où les conquêtes sont déguisées mais bien réelles, ce récit me semble un bel avertissement. Nous ne sommes jamais à l’abri d’une guerre fratricide. Les ensembles humains sont bâtis sur des fondations très fragiles. Il ne faut jamais oublier que nous ne sommes libres que sous une certaine condition. Nos dirigeants décident et nous devons constamment nous plier, nous en remettre à eux. Sinon c’est l’anarchie."
Thomas Visonneau